Lorsqu’on parle d’entraînement au poids du corps, beaucoup de personnes imaginent immédiatement un travail purement externe. De la force, des muscles, des exercices physiques visibles, parfois même uniquement de la performance. Cette vision est compréhensible, mais elle est largement incomplète.
Le poids du corps est en réalité un ensemble de pratiques bien plus vaste. Il inclut à la fois des disciplines externes, orientées vers le mouvement, la force et la maîtrise physique, mais aussi des pratiques internes, plus subtiles, qui travaillent la respiration, la présence, l’équilibre intérieur et la relation au corps.
Dans cette série d’articles, nous allons explorer l’ensemble de ces pratiques. La calisthénie, le yoga, les pratiques internes comme le Qigong ou la méditation, mais aussi des disciplines plus dynamiques comme les acrobaties ou le parkour. Cet article est le point de départ de cette exploration.
Et pour commencer, nous allons volontairement poser les bases avec ce que je considère comme le socle fondamental de l’entraînement au poids du corps : la calisthénie.
Le poids du corps : une pratique globale, externe et interne
Le poids du corps ne se limite pas à un simple travail musculaire. Il s’agit d’une approche globale qui engage le corps dans toutes ses dimensions. On peut y distinguer des pratiques dites externes, qui développent la force, l’endurance, la coordination et la maîtrise du mouvement, et des pratiques plus internes, qui affinent la perception, la respiration, la stabilité mentale et émotionnelle.
La calisthénie, la gymnastique, les exercices de mouvement libre font partie de cette dimension externe. Le yoga, le Qigong ou la méditation travaillent davantage l’aspect interne( même si le yoga ainsi que le qi gong, selon comment ils sont pratiquer peuvent appartenir aussi bien à l’externe que à l’interne). Mais ces dimensions ne sont pas opposées. Elles sont complémentaires.
Un pratiquant réellement complet est celui qui développe à la fois un corps fort et fonctionnel, et une capacité à ressentir, à s’adapter et à se réguler. Le poids du corps permet précisément cette approche globale, à condition de ne pas se limiter à une seule facette.