Dans le monde du sport, et particulièrement dans les pratiques exigeantes comme la calisthénie, la gymnastique ou les arts martiaux, il est très facile de construire son identité autour de la performance.
On progresse.
On atteint des mouvements difficiles.
On développe de la discipline, de la persévérance, de la patience.
Tout cela est extrêmement positif.
Pour atteindre des objectifs comme une planche, un front lever, une traction à un bras, un grand écart, un pancake ou des mouvements acrobatiques avancés, il faut traverser des échecs, persévérer longtemps, travailler avec régularité et accepter de recommencer encore et encore.
Beaucoup de pratiquants, consciemment ou non, finissent par se définir comme des athlètes.
Pas forcément des athlètes professionnels.
Mais des personnes dont l’identité repose sur la performance.
On devient “celui qui fait une planche”.
“Celui qui a une traction à un bras”.
“Celui qui progresse toujours”.
Tant que la progression est là, tout va bien.
Les performances augmentent.
Le sentiment d’accomplissement grandit.
La confiance se renforce.
Tout l’environnement semble stable.
Et c’est là que cette identité peut devenir très puissante.
Toutes ces qualités sont précieuses.
Mais il y a une question essentielle qu’on oublie souvent de se poser :
Sur quoi repose réellement notre identité ?
Car lorsqu’on construit son identité uniquement sur la performance sportive, cela peut devenir extrêmement fragile.