L’importance des pratiques internes dans la calisthénie

27 février 2026

Devenir souple grâce au Yoga et l'entrainement au poids du corps

Pourquoi les arts internes sont indispensables pour performer dans l'entrainement au poids du corps

Aujourd’hui, j’aimerais parler d’un sujet qui est, selon moi, fondamental : pourquoi les arts internes comme le Qi Gong, la méditation, les techniques de respiration sont indispensables pour pouvoir performer dans nos mouvements au poids du corps, quels qu’ils soient.

Que ce soit en calisthénie, en souplesse, en explosivité ou dans n’importe quelle autre discipline au poids du corps, ces pratiques internes jouent un rôle essentiel.

On entraîne souvent uniquement le physique

La plupart du temps, on s’entraîne uniquement physiquement.

Et c’est extrêmement important. Il ne faut pas minimiser le travail physique. Il est indispensable.

Mais chez Physical Way, avec notre philosophie taoïste, nous insistons sur un point essentiel : l’équilibre entre le yin et le yang.

Le travail physique active fortement le côté yang.
Il construit, il sollicite, il pousse, il stimule.

Mais si l’on active seulement le yang sans nourrir le yin, on crée un déséquilibre.

Le travail interne représente ce côté yin.
Il permet de se ressourcer.
De mieux récupérer nerveusement.
De soulager les tendons, les articulations.
D’éviter une forme de burnout sportif.
De récupérer psychologiquement et émotionnellement.

Il permet aussi de travailler beaucoup plus en profondeur le mental et les émotions.

Pour moi, ce travail intérieur à travers la méditation, le Qi Gong, la respiration ou l’introspection est indispensable. C’est ce qui permet d’éponger les aspects négatifs possibles d’une pratique physique intense.

C’est aussi ce qui permet de réellement intégrer tous les bienfaits du travail physique dans la vie quotidienne. Et inversement, une vie intérieure plus équilibrée se transfère ensuite dans nos entraînements.

Il y a un véritable aller-retour entre les deux.

meditation et calisthenics qi gong respiration et entrainement au poids du corps

Les grandes traditions ne séparaient pas interne et externe

Quand on regarde les moines bouddhistes de Shaolin, les moines taoïstes de Wudang, ou encore les samouraïs et les ninjas au Japon, on constate une chose évidente.

Ils avaient une pratique physique extrêmement exigeante.
Mais ils avaient aussi une pratique interne tout aussi indispensable.

La méditation faisait partie intégrante de leur entraînement. Elle n’était pas accessoire. Elle était indissociable.

C’est toujours le cas aujourd’hui pour les lignées de Shaolin ou de Wudang qui existent encore.

C’était les deux faces d’une seule et même pièce.

Nous avons tous été fascinés par leurs capacités spectaculaires. Leur maîtrise. Leur longévité dans la pratique.

Mais ces performances ne venaient pas uniquement de leur entraînement physique. Elles étaient rendues possibles par leur travail interne.

Sans cela, ils n’auraient pas pu performer à ce niveau ni durer aussi longtemps.

Si aujourd’hui nous voulons atteindre un haut niveau en calisthénie, débloquer des planches, des front lever, des handstand push-ups, obtenir des grands écarts, des pancakes, des pikes et bien d’autres mouvements, il faut mettre l’accent sur les pratiques internes.

Une difficulté différente pour les sportifs

Pour un sportif, les arts internes peuvent être paradoxalement très difficiles.

Non pas physiquement.

Mais mentalement.

Nous avons l’habitude de forcer. D’essayer de faire toujours plus. Cette sensation immédiate de bien-être après l’effort ainsi que  d’accomplissement quand on réussit un nouveau mouvement ou que l’on progresse

Dans les arts internes, ce n’est pas pareil.

Les mouvements peuvent être lents.
Parfois immobiles.
Parfois répétitifs.

Cela peut paraître ennuyeux. Redondant. Moins stimulant. Il n’y a aucune satisfaction ou gratification à réussir à méditer pendant 30 minutes. Nos muscles ne sont pas congestionné après 10 minutes de Qi gong. Il n’y rien de spectaculaire, de mesurable ou d’instagramable dans les techniques de respiration

On ne ressent pas immédiatement cette explosion hormonale qu’apporte le sport.

Et pourtant, c’est indispensable.

Autant la pratique physique nous apprend à nous connaître d’une certaine manière, autant elle ne touche pas tout.

La pratique interne permet d’explorer les zones que le travail physique ne permet pas d’atteindre. Elle atteint des couches extrêmement profonde en nous, que ça soit physiquement et mentalement. Dans l’entrainement au poids de corps quel qu’il soit (calisthénics, yoga, parkour, escalade…) on peut voir physiquement la transformation qu’il nous procure. Dans la pratique des arts internes, on ne le voit pas, on ne s’en aperçoit même pas (ou du moins pas tout de suite).Pourtant elle est bien réelle et souvent bien plus profonde.

Inversement, la pratique interne seule a aussi ses limites. Elle ne remplace pas le travail physique.

C’est pour cela qu’il faut absolument les deux.

yoga et nutrition comment equilibrer ses repas pendant les fetes a Perpignan

Un retard dans notre manière de s’entraîner

Nous sommes en 2026.

Aujourd’hui, beaucoup de sportifs ont une bonne alimentation. Ils font attention à leur sommeil. Ils ne fument pas, ne boivent pas ou très peu. L’hygiène de vie s’est considérablement améliorée par rapport aux années 90 ou 2000 où voir des sportifs manger n’importe quoi et fumer comme des pompiers étaient monnaie courante

C’est une excellente chose.

Mais il manque encore quelque chose.

Le travail interne n’est pas intégré comme une véritable hygiène de vie.

On parle d’alimentation.
On parle de récupération musculaire.
On parle de sommeil.

Mais le travail régulier de respiration, de méditation, de Qi Gong est souvent négligé. Ou réduit à cinq minutes en fin de séance.

Cette partie est largement sous-estimée.

Pourtant, elle devrait être aussi normale que faire du sport, bien manger ou bien dormir.

meditation et calisthenics qi gong respiration et entrainement au poids du corps

Identité, performance et équilibre mental

Il y a aussi un aspect très important sur le plan psychologique.

Quand on performe, on finit souvent par s’identifier à son sport et à ses performances.

Tant que l’on progresse, cela peut être positif.

Mais quand on stagne ou qu’on se blesse, l’identité prend un coup.

C’est pour cela que beaucoup de sportifs vivent très mal les blessures ou la retraite. Ce n’est pas seulement la perte de performance, c’est une remise en question de leur identité.

Les pratiques internes permettent un détachement sain.

Pas un abandon de l’objectif.
Pas un désengagement.

Mais une capacité à ne pas s’effondrer intérieurement lorsque la performance fluctue.

Elles aident à rester stable, même quand le corps traverse une phase difficile.

C’est pour cela que, selon moi, les arts internes devraient faire partie intégrante de l’hygiène de vie d’un sportif.

La vision Physical Way

Chez Physical Way, la méditation, le Qi Gong et les techniques de respiration ne sont pas secondaires.

Ils sont essentiels.

Ils permettent de progresser plus rapidement et plus durablement.

Ils permettent de mieux se comprendre mentalement et émotionnellement.

Ils soutiennent l’atteinte d’objectifs ambitieux, que ce soit des full planche push-ups, des front lever pull-ups, des tractions à un bras, des grands écarts et bien d’autres mouvements.

Pour nous, la partie physique est indispensable.
Mais elle doit être accompagnée d’une pratique interne.

Les deux se fusionnent.

Comme je le dis souvent, travailler une qualité physique doit aussi développer une qualité mentale et émotionnelle.

Dans une pratique yang, le yin doit être présent.
Dans une pratique yin, le yang continue d’exister.

C’est cette fusion qui crée un équilibre réel et une progression durable.

Je suis également très bien placé pour parler d’arts internes car j’ai été l’élève pendant plus de cinq ans d’un des plus grands Yogi au monde : le Yogi Coudoux , connu pour ses exploits surhumains (guinness book de 1984) et actuellement je suis sous l’enseignement du Professeur Taoiste Serge Augier de la tradition Da Xuan

meditation et calisthenics qi gong respiration et entrainement au poids du corps

Mon expérience personnelle

Pendant longtemps, moi aussi, je me suis entraîné presque uniquement physiquement.

Je travaillais mes front levers, mes planches, mes handstand push-ups.
Je faisais mon travail de mobilité pour atteindre le grand écart, le pancake, le pont.

Je progressais.
Je devenais plus fort.
Plus confiant physiquement.

Mais très vite, j’ai commencé à saturer.

Physiquement, je sentais une fatigue qui s’accumulait.
Mentalement aussi, quelque chose commençait à s’user.

Je sentais qu’il me manquait une pièce du puzzle.

L’entraînement me rendait plus fort et plus confiant, c’est vrai. Mais en même temps, il m’abîmait d’un autre côté. Il ne réglait pas tout.

Oui, j’avais plus confiance en moi grâce à mes performances.
Mais cela ne réglait pas tous mes problèmes de confiance.
Oui, j’étais moins stressé grâce au sport.
Mais cela ne réglait pas toutes mes angoisses ni toutes mes tensions intérieures.

Il y avait un plafond.

De plus quand je me suis blessé en fin 2021, toute la confiance, la gestion du stress , la force intérieur que je pensais avoir gagné grâce à travers mes entrainements, ma progression et mes efforts ont presque disparus. Ou du moins toutes ces choses se sont effondrés comme un château de cartes. Je vais dédier un article complet à l’identité à la performance et le rapport à la blessure.

Cela dit, depuis que j’ai intégré les arts internes la méditation, le Qi Gong, le travail respiratoire, et d’autres méthodes d’introspection j’ai passé un cap immense. Je dirai même une montagne!

Un cap dans mes pratiques physiques.
Un cap dans ma récupération.
Un cap dans ma capacité à durer.

Mais surtout, un cap dans ma gestion émotionnelle, dans ma stabilité mentale et dans ma relation à moi-même. Toute ma confiance, résilience, force intérieure sont revenues et ne sont jamais parties. J’ai pu même m’appuyer dessus lors de nouveaux moments difficile.

Et cela, je le ressens tous les jours dans ma vie quotidienne.

C’est à partir de là que j’ai compris que le travail interne n’était pas un complément.
C’était une base indispensable.

Calisthenics Entrainement poids du corps

Conclusion

Au fond, le travail interne et le travail physique ne devraient jamais être séparés.

Les moines Shaolin, les moines taoïstes de Wudang, les samouraïs et les ninjas ne s’entraînaient pas seulement pour être forts physiquement. Ils cultivaient aussi leur esprit, leur respiration et leur stabilité intérieure. C’était un tout. Leur survie en dépendait. Leurs prouesses physiques étaient dues en partie aux arts internes.

Chez Physical Way, cette vision nous parle profondément. Oui, elle a bercé notre enfance, elle a nourri notre imaginaire, mais ce n’est pas seulement une histoire de fascination. C’est aussi parce que c’est efficace, structuré, durable, et qu’on y voit un intérêt réel dans la progression, dans la santé et dans la vie. Son efficacité a été prouvé pendant des siècles et dans des temps très difficiles.

Nous voulons nous entraîner comme eux, version moderne.
Être les ninjas, les samouraïs et les moines des temps actuels. Les ninjas de la calisthenics, un samouraï qui réalise une planche, un front lever, un moine Shaolin faisant un grand écart… À l’image des combattants de MMA qui sont les gladiateurs des temps modernes.

Développer un corps puissant, mais aussi un mental stable et des émotions équilibrées.

Parce que nous savons que c’est cet équilibre du mélange entre pratique interne et pratique externe qui permet de performer longtemps, de progresser réellement et de ne pas s’effondrer en chemin. Parce qu’on sait que c’est ce qui permet de performer, de durer, et de se transformer profondément.

Si toi aussi tu veux atteindre des mouvements incroyables avec ton corps, comme des planches, des full planche push-ups, des front lever pull-ups, des tractions à un bras, des grands écarts et bien d’autres…

Si tu as l’impression que la plupart des coachs proposent toujours la même chose, uniquement centrée sur le physique, sans mettre l’accent sur l’hygiène de vie, la respiration, les arts internes et le travail intérieur…

Si tu sens que la méditation, le Qi Gong peuvent t’apporter quelque chose que la pratique physique seule ne t’apporte pas, et que tu veux intégrer tout ça dans une méthode claire, cohérente et progressive…

Alors tu peux découvrir nos programmes et nos accompagnements.

Chez Physical Way, on ne travaille pas seulement des mouvements. On construit une pratique complète, qui développe le corps, le mental et l’équilibre émotionnel, pour progresser loin, et surtout pour durer.

Ne sois pas seulement un athlète de calisthénics, un simple pratiquant de yoga. Deviens bien plus que ça !

Je veux révéler tout mon potentiel