No pain no gain : Une mentalité contraire au progrès

3 février 2026

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No pain no gain : une logique qui s’effondre à la première blessur

Dans le monde du sport, il existe une phrase devenue presque incontestable : no pain no gain.
Elle est répétée partout, inscrite sur des t-shirts, martelée dans les salles de sport et glorifiée dans les vidéos de motivation. Souffrir serait la preuve que l’on progresse. Ne pas souffrir serait un signe que l’on ne fait pas assez.

Pendant un certain temps, cette logique peut sembler fonctionner. On force, on encaisse, on serre les dents et parfois, les résultats arrivent.

Mais le problème, c’est que cette vision de l’entraînement tient jusqu’au moment où elle ne tient plus. Jusqu’au moment où le corps lâche. Jusqu’à la blessure. Jusqu’à l’usure physique ou mentale.

Car une fois blessé, il devient impossible de dire à son corps : Allez, no pain no gain, on continue.

À partir de là, cette mentalité révèle ses limites. Et surtout, elle pose une vraie question : est-ce que souffrir est vraiment nécessaire pour progresser ?

No pain no gain : une logique qui s’effondre à la première blessure

Le no pain no gain repose sur une idée simple : pousser toujours plus loin, coûte que coûte. Tant que le corps encaisse, cette logique peut donner l’illusion d’être efficace. Mais le jour où une blessure apparaît, elle devient non seulement inutile, mais dangereuse.

Une tendinite, une déchirure ou une douleur articulaire persistante ne se négocient pas à la volonté. On ne peut pas forcer un tissu à se réparer plus vite en le violentant davantage. Au contraire, continuer à appliquer la logique du no pain no gain dans ces moments-là ne fait qu’aggraver la situation.

C’est là que cette mentalité montre sa faille principale : elle ne prévoit aucun plan quand le corps dit stop. Une approche d’entraînement valable uniquement quand tout va bien n’est pas une approche solide. C’est une fuite en avant qui confond progression et accumulation de stress et qui finit presque toujours par un arrêt forcé.

Et le plus ironique, c’est que beaucoup de pratiquants découvrent cette réalité trop tard, une fois blessés, quand ils n’ont plus d’autre choix que de ralentir.

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Une mentalité qui enlève toute intelligence à l’entraînement

Le no pain no gain enlève toute place à l’intelligence dans la pratique sportive. Il transforme l’entraînement en une épreuve de résistance plutôt qu’en un processus d’adaptation.

Dans cette logique, la qualité d’exécution, la progression, l’écoute des sensations et l’ajustement en fonction de l’état du jour deviennent secondaires. Ce qui compte, c’est d’aller au bout, coûte que coûte.

Or, la souffrance n’est pas un indicateur fiable de progression. On peut souffrir énormément en faisant n’importe quoi. Et à l’inverse, on peut progresser énormément sans être constamment dans la douleur.

Un entraînement intelligent repose sur une progression réfléchie, un dosage de l’effort, une alternance entre stimulation et récupération et une capacité à ajuster plutôt qu’à s’acharner. Le no pain no gain simplifie à l’extrême un processus qui est en réalité beaucoup plus subtil.

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Pourquoi le no pain no gain empêche beaucoup de gens de commencer le sport

La culpabilisation : si tu n’as pas de résultats, c’est que tu ne souffres pas assez

L’un des effets les plus pervers du no pain no gain est la culpabilisation qu’il crée. Beaucoup de pratiquants finissent par penser que s’ils n’ont pas les résultats espérés, ce n’est pas parce que leur entraînement est mal structuré, mal dosé ou mal adapté, mais simplement parce qu’ils ne s’entraînent pas assez dur.

Cette idée est profondément ancrée. Si tu n’es pas épuisé, si tu ne ressors pas vidé, si tu ne souffres pas, alors tu n’as pas fait ce qu’il fallait.

Or, dans la majorité des cas, le problème n’est pas l’intensité, mais l’intelligence de l’entraînement. Trop de personnes forcent sans vision, sans progression claire et sans récupération suffisante, puis s’étonnent ensuite de stagner, de régresser ou de se blesser.

Le no pain no gain détourne l’attention des vraies questions. Est-ce que le volume est adapté. Est-ce que la récupération est suffisante. Est-ce que l’entraînement correspond au niveau actuel. Est-ce que cette façon de s’entraîner est tenable sur plusieurs mois ou plusieurs années.

À la place, tout est réduit à une seule variable : la souffrance. Et quand les résultats ne sont pas là, la conclusion est simple, mais fausse : je ne souffre pas assez.

Cette mentalité ne pose pas problème uniquement à ceux qui s’entraînent déjà. Elle est aussi l’un des freins majeurs à l’entrée dans la pratique sportive.

Beaucoup de personnes qui n’ont pas pris soin de leur corps pendant longtemps arrivent avec une santé mentale fragilisée, une estime de soi affaiblie et une peur de l’échec ou du jugement. Leur dire, implicitement ou explicitement, que le sport rime avec souffrance est souvent suffisant pour les faire fuir.

Quand on n’a pas l’habitude de l’effort, l’idée de souffrir intensément dès le départ est anxiogène. À l’inverse, une approche progressive, où l’on commence à une intensité faible, permet de développer petit à petit la tolérance à l’inconfort.

On ne construit pas quelqu’un en lui mettant une énorme charge physique et mentale dès le départ. On le construit en lui donnant des victoires accessibles, en renforçant sa confiance et en lui montrant que l’effort peut être exigeant sans être destructeur.

Quand la souffrance devient un badge d’honneur

Le no pain no gain produit aussi un phénomène très particulier : la glorification de la souffrance passée. Certains coachs, enseignants ou pratiquants mettent en avant le fait qu’ils ont été entraînés à l’ancienne, avec des volumes énormes et des répétitions interminables, parfois jusqu’à l’épuisement total.

Le problème n’est pas qu’ils aient vécu cela. Le problème, c’est qu’il leur devient inconcevable qu’une autre personne puisse obtenir des résultats comparables sans passer par le même niveau de souffrance.

Admettre qu’il existe d’autres chemins reviendrait à remettre en question tout ce qu’ils ont traversé. Inconsciemment, un certain mépris peut alors apparaître envers ceux qui progressent autrement, avec plus de justesse et moins de violence.

Dans mon propre parcours, j’ai connu ce type d’entraînement à très haut volume. Ce style convenait parfaitement à certains, parce qu’ils y étaient habitués depuis l’enfance et qu’ils n’avaient qu’un seul axe de travail. Mais pour moi, qui pratiquais plusieurs disciplines en parallèle, ce type de volume devenait contre-productif.

J’ai progressé bien davantage lorsque j’ai trouvé une manière de m’entraîner plus cohérente avec mes objectifs et mon équilibre global. Ce n’est pas une question de courage ou de faiblesse. C’est une question d’adéquation.

Une souffrance largement conditionnée par la société

Cette glorification de la souffrance est presque exclusive au sport. On célèbre le sportif qui souffre à l’entraînement et qui se dépasse jusqu’à l’extrême. Cela inspire, impressionne et motive.

À l’inverse, dans d’autres domaines, la logique est très différente. Un élève qui travaille sérieusement et obtient de très bons résultats sans drame n’est pas glorifié pour sa souffrance. Un employé de bureau performant n’a pas besoin d’afficher son épuisement pour prouver sa valeur.

La souffrance est donc moins une nécessité qu’une construction culturelle, entretenue par des vidéos de motivation, des récits héroïques et une vision très partielle de la performance.

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Trouver l’équilibre : rendre l’inconfort fréquent mais non destructeur

ttention à l’extrême inverse : fuir tout effort est aussi une impasse

Il serait toutefois une erreur de tomber dans l’excès inverse. Supprimer toute difficulté, toute sensation désagréable et toute forme d’effort conduit aussi à la stagnation.

Faire des efforts est indispensable. L’inconfort a une place dans l’entraînement comme dans la vie. La différence, c’est que l’effort doit être dosé, choisi et intégré, et non subi en permanence.

Ce n’est pas la souffrance qui fait progresser, mais la régularité et la constance.

Trouver l’équilibre : rendre l’inconfort fréquent mais non destructeur

Nous vivons dans des sociétés très confortables et un certain inconfort est nécessaire pour se renforcer. Mais trop de confort affaiblit, et trop d’inconfort use.

L’objectif n’est pas d’éviter toute difficulté, mais de rendre l’inconfort habitable. Sortir parfois de sa zone de confort, consciemment, pour tester ses capacités physiques, mentales et émotionnelles peut avoir du sens.

Ces séances difficiles peuvent être utiles si elles sont ponctuelles, choisies et intégrées dans une vision globale. Utilisées avec parcimonie, elles renforcent. Utilisées comme norme, elles détruisent.

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Conclusion

Le no pain no gain promet des résultats rapides, mais il sacrifie souvent ce qui compte le plus : la durée. Forcer en permanence mène à la blessure, à l’usure mentale, au dégoût et à l’abandon. À l’inverse, ne faire aucun effort mène à l’immobilité.

La voie la plus efficace se situe entre les deux. Faire des efforts, oui. Souffrir inutilement, non.

Ce qui permet réellement de progresser, ce n’est pas la douleur, mais la capacité à avancer longtemps, avec régularité, intelligence et équilibre.

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